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Publié le 10 février 2025
À l’occasion de la Cérémonie des Voeux de la FCA le 28 janvier dernier, Brice Teinturier, Directeur général délégué d’Ipsos, est revenu sur les fractures qui traversent la France et les Français, et sur le rôle des entreprises dans les nouveaux équilibres qui se dessinent.

Le rôle des patrons de PME et des grands groupes est plus que jamais fondamental dans notre
pays. D’abord, évidemment, en raison de la richesse qu’ils créent, du nombre de Français qu’ils emploient et de leur contribution directe et indirecte au financement des services publics auxquels les Français sont tant attachés. Mais aussi, en raison de l’importance du déclinisme qui mine le moral de la population. 87 % des Français – c’est un record historique – estiment que notre pays est en déclin et un tiers qu’il s’agit d’un déclin irréversible. Il y a de multiples causes à ce sentiment et pas seulement économiques mais il est évident qu’une croissance soutenue, l’atteinte du plein emploi et des réussites entrepreneuriales aussi bien mondiales que locales sont de nature à améliorer le moral des Français.

Ensuite, dans un monde perçu comme dangereux et cela à un niveau inédit, en raison de polycrises – possibilité d’une guerre mondiale et a minima d’une guerre aux portes de l’Europe, menaces sanitaires, réchauffement climatique et évènements climatiques extrêmes, sentiment d’une immigration incontrôlés s’apparentant pour certains à une submersion, mondialisation perçue comme une menace, etc. – la demande de protection est plus forte que jamais. Or, depuis le Covid, les entreprises ont donné le sentiment qu’elles assuraient justement cette protection : elles ont correctement informé et protégé leurs collaborateurs et clients, elles ont su la plupart du temps assurer le maintien de l’activité, elles se sont adaptées et ont développé pour partie le télétravail… Et les collaborateurs font souvent l’expérience d’une plus grande autonomie car la plupart des entrepreneurs ont compris que c’était la clé d’un fonctionnement efficace. C’est encore plus vrai pour les entreprises qui jouent la carte de la coopération. De ce point de vue, il y a beaucoup à prendre et à apprendre de ce que font les entreprises du modèle et associé.

Enfin, dans la période d’instabilité politique actuelle, le désaveu à l’égard des responsables politiques et la défiance vis-à-vis de l’Assemblée nationale et des groupes qui la composent ont atteint des sommets. Les entrepreneurs font du coup plus que jamais figure de gens sérieux, la confiance dans les PME étant supérieure à 80 % et s’élevant, pour les grands groupes, à 48 %, ce qui est élevé pour notre pays.